• Mariama Sylla

Jennifer "Journal de notre 1er voyage au Japon"



Stéphane

Jennifer prend des cours de japonais en cours collectifs depuis septembre 2015, chez Quartier Japon. Passionnée de culture japonaise, Jennifer a commencé à préparer son premier voyage au Japon, dans sa tête, à partir du début où elle a commencé à étudier le japonais. Enfin, après deux années et demi, son rêve s'est réalisé fin mars 2016 !


De retour du Japon, Jennifer a pris une demi année pour poser ses impressions, ses souvenirs et tout le reste, sur le papier (le traitement de texte). Dans ce journal de voyage, elle nous raconte son voyage, ses impressions, ses ressentis, ses trajets et ses repas, comme si le lecteur cheminait en compagnie de Jennifer et d'Olivier, son compagnon.

Un beau document, qui sera très utile notamment à tous ceux qui se préparent eux aussi à faire le grand saut pour partir à l'autre bout du globe, confronter la réalité à son rêve.


Bonjour, Voici le compte rendu détaillé de notre 1er voyage au Japon. Plusieurs mois auront été nécessaires pour sa préparation car j’ai fait le choix de l’organiser de A à Z. Tous mes échanges avec les Japonais se sont déroulés en japonais bien entendu mais afin de ne pas traduire à chaque fois, ces passages seront retranscrits en français directement. Je tiens à remercier mon professeur de Japonais pour l’ensemble de ses conseils, ma correctrice de fautes pour mon rapport (dédicace à Laetitia) et surtout mon petit ami qui a supporté mes nombreuses humeurs. Nos hôtes au Japon nous ont fait vivre une expérience unique et fabuleuse que je partage par le biais de ce témoignage. Bonne lecture.

Le départ

Nuit terrible. Comme toujours, la veille d’une grande occasion, c’est l’insomnie… au moins jusqu’à 5 h du matin.

Je m’impatiente, je réfléchis, je jette un oeil sur mes cours de cette année… Ai-je oublié quelque chose? Non bien sûr que non… Mon sac à main est prêt aussi, je sais que je n’ai pas besoin de vérifier (il est prêt depuis une semaine). Je regarde l’heure… 5 h, si je m’endors maintenant le réveil risque d’être pénible…

Je me réveille à 7 h 30 mais en pleine forme. Je me prépare et échange quelques messages avec 私のこい人 (mon petit ami - Olivier), des questions telles que: - T’as ton passeport ? T’as les jumelles ? ( que l’on ne sortira pas une seule fois en l’espace de 2 semaines) T’as ton chargeur ? Ton chargeur externe ? Tes lunettes ? Bref, je suis tellement stressée que je serais bien capable de lui demander l’inventaire de sa valise.

Olivier comme à son habitude est décontracté, et moi je pense : et si ça bouchonne sur l’autoroute ? Si on rate notre avion? Si je ne comprends pas mes futurs interlocuteurs ? Si je perds mes moyens ? Et surtout la question de ma garde-robe, va-t-elle être en accord avec la météo sur place ? Toutes ces questions me crispent.

Après l’enregistrement de nos bagages - ourselves - BAM la queue. Quand Olivier m’explique jusqu'où elle va (jusqu’à la douane quoi), je suis désespérée. ENFER. Il y a tellement de monde (et ça n’avance pas) qu’à tous les coups on va rater notre vol! (j’ai prévenu, je suis une fille stressée et stressante aussi) Je commence déjà à être agacée parce qu’un monsieur tente “discrètement” de nous doubler. - Ah mais y a des gens tellement impolis qu’ils sont prêts à tout pour gagner une ou deux places! ai-je bruyamment lâché. Ça, c’est fait!!! Le franc parler français n’est pas une légende! Mais au moins objectif atteint, il est resté derrière et n’a pas retenté sa chance.

On avance doucement. C’est long. Très long.Trop long.

Une passagère sans gêne double tout le monde dans la file discrètement, les autres passagers ne faisant pas attention. On la regardait faire avec Oli ça nous a occupé quelques minutes “Attends tu vas voir, là elle pourra pas passer...ah si? Ils n’ont rien vu...” La pauvre, elle était presque parvenue à remonter toute la file quand l’une des employées de la douane l’a engueulé et forcé à faire machine arrière jusqu’à nous. Avec Olivier on l’a surnommé “la corrompue”.

Bon après, la douane “Ah vous allez au Japon ! Y a quoi d’intéressant là bas ?” me lance le douanier d’un air sceptique. Je ne sais pas comment l’expliquer mais j’ai trouvé cette question (ou plutôt la façon dont elle a été posée, sûrement) particulièrement désagréable. “euh, eh bien tout, l’histoire, la culture, la nourriture”... mais je m’aperçois que mon interlocuteur ne semble pas très intéressé par ma réponse alors je m’arrête. Il ne sait pas ce qu’il rate!

Après le dernier point de sécurité, nous nous retrouvons dans le hall d’attente, où se trouvent des bornes de jeux vidéos rétros et futuristes (ces dernières ne fonctionnent pas d’ailleurs) et on prend place en attendant l’embarquement.

L’une des hôtesses annonce alors qu’à la suite d’une grève du personnel, notre avion décollera avec 1 h de retard si tout va bien. Je suis choquée, très franchement, j’ignorais que des mouvements de grève se lançaient le samedi (je suis très naïve aussi) “On va décoller en retard à cause de tes collègues, la blague” ai-je lancé à Oli.. Du coup en attendant, ayant des heures de sommeil à rattraper, je m’endors sur son épaule.

Au bout d’une heure et des poussières, nous pouvons enfin embarquer. Dans l’avion, nous nous retrouvons côté droit, vers le fond, une allemande côté couloir comme voisine. Installée près du hublot je m’imagine déjà faire mes premiers clichés de la baie d’Osaka dans quelques heures. J’ai hâte!

Question films comme on voyage avec Air France il y a du choix. Pour moi ce sera “Seul sur Mars” pas terrible comme film, malgré Matt DAMON dans le casting. Concernant la nourriture, les deux menus proposés par la compagnie sont pour une fois, tous les deux très bons ce qui change de nos précédents voyages. J’en connais un qui sera content de ne pas m’entendre râler! ^^

Bon une fois repue, je pense à dormir parce que demain, c’est un grand jour, je ne veux surtout pas être fatiguée. Pour ce qui est de dormir en avion (quand on n’est pas en 1ere classe) on trouve toutes sortes de positions (assis, la tête sur le hublot…) mais moi je ne peux pas, pour une sieste encore l’épaule d’Olivier peut suffire, mais pour dormir plus longtemps j’ai besoin d’être allongée ou au moins à demi allongée. Avec les jambes d’Olivier comme coussin je m’installe pour dormir .

La mission. Dormir est un grand mot. Je ferme juste les yeux. Les minutes (ou heures passent). Je suis exténuée mais je ne parviens toujours pas à m’endormir. J’ignore l’heure qu’il est mais je me force à garder les yeux fermés. Parfois je me redresse, et Olivier voit ma tête… je dois ressembler à un zombie, j’suis à bout. Les Allemandes qui sont derrières nous parlent fort… ou plutôt hurlent… et cela commence à avoir une influence très négative sur mon humeur et j'ai envie de dire 黙ってて. Quel manque de savoir vivre alors que les ¾ des passagers ont un masque sur les yeux. Ça veut dire ce que ça veut dire, non?

  • CHAPITRE I OSAKA - Jour 1 - 27/03

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire! Petit déjeuner léger pendant que je scrute le paysage qui défile, on survole la Chine. Je n’ai pas faim ce matin. Mes questions existentielles sur mes compétences surgissent de nouveau dans ma tête et je pense à mon ami Kazuhiro qui devait nous récupérer à l’aéroport, sera t-il bien présent? Ne risque t-il pas de repartir ? (vu le retard)...

Ça y est la côte nippone!!! Je prends une photo, puis une deuxième, une troisième… ça y est… après ces longs mois (voire années en ce qui me concerne), je vais enfin vivre l’un de mes rêves.

Le temps n’est pas terrible et je sens alors que les choses ne vont pas se passer comme je l’imaginais, l’intuition… Une fois l’appareil sur le tarmac, rapide comme l’éclair, j'insère la carte SIM japonaise dans l’un de mes téléphones, change le fuseau horaire et contrôle mes mails (oui je suis comme ça moi)... ah, Kazu ne viendra pas. Déception mais Oli me remonte le moral avec son humour “Lui aussi a été corrompu après son séjour en France”... Ça me contrarie un peu car je n’apprécie pas les imprévus… J’ai la réputation d’être un peu psychorigide ! ^^ Kazu me fait quand même savoir qu’il pourra passer la soirée avec nous. Bon…

Comme le dit Anthony Kavanagh, le premier contact avec un pays, ce sont les douaniers… Après cinquante minutes de queue (on se demande dans quelle attraction on va se retrouver ^^), le douanier me crie dessus car l’adresse de séjour indiquée n'est pas complète. Oh my god, si j’étais pas aussi mal lunée j’aurais pu pleurer mais cela dit, on n’est pas les seuls. せつめいします - je vous explique: le feuillet de renseignements que l’on nous demande de remplir est assez petit “chiisai desu”. Je vous assure que j'écris petit et l’adresse complète ne rentre pas dans l’espace prévu à cet effet… je fais quoi ? OK j’ajoute un complément d’adresse, il me crie à nouveau dessus… Bon ok, on va TOUT noter ! Ça va être illisible et dans tous les sens… mais cette fois-ci je laisse Olivier y aller en premier, moi je vais au bureau de la collègue juste à côté. Elle a compris tout de suite. Alors que je donne la tablette à Olivier - où figurent toutes les adresses où l’on séjournera - afin qu’il la présente au douanier (parce que ce dernier n’est toujours pas satisfait), ELLE, a déjà fini de remplir mon autorisation pendant qu’un petit appareil face à moi me prend en photo et mes empreintes digitales. GIRL POWER. Ça y est on a enfin le droit d’entrer… quoique les contrôles ne sont pas terminés. On récupère les valises. Dernières inspections par la douane de la valise d’Olivier et HOP on est parti.

Alors comme nous sommes livrés à nous-mêmes (chose qui n’était pas prévue), on doit s’adapter. On se lance. Je vois une hôtesse d’accueil. Va falloir que je lui demande comment se rendre dans le centre-ville d’Osaka. Allez Jenny ! 日本語 で 話さなければ なりません こわい です… Là sans trop réfléchir (parce que je panique), je parle japonais à l’hôtesse, elle me répond, et je comprends mais je suis pas sûre d’avoir bien compris ce qui vient de se passer, comment j’ai fait? J’ai l’impression d’avoir été possédée… On sort de l’aéroport - je suis sur un petit nuage !!!!!!! Je crois que c’est l’un des moments les plus heureux de mon voyage, la prise de renseignements à l’aéroport pour se rendre au centre-ville. Cela peut prêter à sourire mais j’étais tellement stressée depuis des mois, qu’à ce moment-là je me suis sentie libérée, déli… soulagée. Après avoir acheté nos tickets pour notre navette, nous attendons à l’arrêt en admirant la ponctualité des départs des navettes et l’efficacité du personnel aussi. Ça change ! :)

Confortablement installé dans le car, Oli s’endort rapidement. C’est vrai qu’il fait doux, le soleil a percé les nuages et on est bercés par la conduite souple du chauffeur. Moi, (malgré quelques moments d’absence) je garde les yeux grand ouverts, je découvre la ville, mais il y a quelque chose qui cloche… les buildings, les gens, les rues, les magasins… rien ne me choque. Dans mes rêves, je me voyais ÉBLOUIE, émue, des étoiles plein les yeux… mais là c’est différent… Rien... C’est une sensation difficile à décrire qui m’a rendue très triste ce jour là.

La navette nous dépose à Umeda (un quartier d’Osaka). Les choses se compliquent un peu (quand on est une fille et que l’on n’a pas toutes ses heures de sommeil on est… un peu… susceptible) Mon GPS qui a dû tremper dans du saké ne fait que nous induire en erreur alors que nous tentons vainement de rejoindre notre hôtel.

J’ai chaud…. Y a du monde et avec nos deux valises, se déplacer devient difficile. Tiens un Mc Do! Le GPS se positionne de nouveau alors l’espoir revient mais au bout de 30 secondes, il recommence le même cirque. Oli s’éloigne de moi quelques instants pour aller regarder un plan de la ville. Miracle, il sait où on est et où nous devons aller (oui c’est le meilleur).

La rue où se situe notre hôtel est très calme… et on peine à trouver l’établissement (entouré de love hotels). Ah hôtel trouvé (ça c’est mon moment de gloire). Il est 13 h et quelques.

Deuxième défi ( oui le premier défi c’était de trouver l’hôtel), je m’approche de la réception. こんにちは よやくがあります... La réceptionniste attrape une feuille sur laquelle figurent des noms. Je lui indique mon nom. Et là… la désillusion, on ne pourra prendre possession de notre chambre qu’à partir de... 20h…? うそ!!!!! (Oli dirait plutôt くそ) C’est pas possible! Je demande à Olivier de prendre le relais en anglais car j’ai peut être mal interprété ce qu’elle m’a dit… Mais visiblement non. Elle m’explique que si l’on veut, on peut déposer nos valises juste à côté de la porte d’entrée (dans ma tête c’est ‘WARNING WARNING ‘) Là, je suis contrariée donc que fais-je ? Je boude. Oli sait qu’à ce moment précis, il doit me laisser me calmer moi même. En plus le truc qui me rend furieuse c’est qu’il y a cette femme qui rentre avec un homme (un client), elle file un billet à la réceptionniste qui lui tend une clé, ok j’ai pigé… Nous sommes dans un love hotel… C’était pas vraiment précisé sur le site de réservation mais je comprends pourquoi c’était bon marché. Bon OK passons, c’est mon anniversaire après tout je ne vais quand même pas pester toute la journée mais que faire jusqu'à 20 h ? Notre choix se porte sur l’aquarium かゆかんすいぞくかん et ce soir un dîner avec Kazu dans le quartier coréen dont il m’a parlé.

Allez, on pose nos valises à côté de la porte, et on repart vers la station UMEDA.

Une chose est sûre, le système de métro est très bien pensé mais pour l’achat de tickets, de l’aide aura tout de même été nécessaire. C’est parti pour l’aquarium. Sur le quai, en attendant le métro, petit test avec le distributeur de boissons. Moi j’ai préféré la limonade, Oli plus téméraire a jeté son dévolu sur FIRE, une boisson énergisante (boisson pour les hommes paraît-il^^). Il a vite regretté son choix - du café froid, il a fait la même tête que celle d’un enfant qui mangerait des endives ! ^^

On est bien dans les transports, c’est doux, propre, calme et surtout simple. Un des rares moments où je ne dors pas dans les transports, immortalisé !

Après quelques minutes de marche on arrive devant l’immense bâtiment abritant l’aquarium derrière LEGOLAND.

Achat des billets d’entrée, photo devant la reproduction d’un requin baleine et c’est parti pour plusieurs heures d’émerveillement.Il y a énormément de monde mais la visite reste assez fluide. Je reste longuement en admiration devant le ballet des 2 requins-baleines, des raies, mérous, des requins-citrons et des requins marteaux. Cette “fosse” est sur 4 niveaux, c’est très impressionnant. Olivier et moi adorons les squales alors on s’installe au bout d’un moment sur des sièges devant la fosse et on reste là, silencieux à regarder.

Sur le chemin du retour, petit tour du centre commercial dans la gare d’Umeda où l’on s’offre une de ces fameuses crêpes dont j’ai entendu parler. Pour moi ce sera crème et fraise, et pour Olivier, poulet grillé. C’est SUCCULENT !

On se sent chez nous ici. On est déjà familiarisés avec le quartier d’Umeda (oui ça va vite) on prend même (sans plan) des raccourcis pour rentrer à l’hôtel. Tout est propre, ordonné, calme. Les gens sont respectueux et gentils.

À notre retour à l’hôtel, nous découvrons notre chambre. Attention on retire les chaussures avant d’entrer et on enfile les pantoufles. Malgré la déco un peu kitsch, la chambre est grande et propre: super grand lit avec tableau de commande pour les éclairages de la pièce, espace séjour avec canapé, mini frigo et télévision, toilettes (avec une autre paire de pantoufles spéciales) et ensuite une grande salle de bains.

Je regarde mes mails, pas de nouvelles de Kazu… Ce n’est que plus tard qu’il m’annonce qu’il ne nous rejoindra pas ce soir mais demain. D’un côté ça m’arrange car notre marche de cet après midi m’a achevée. On ressort tout de même quelques minutes le temps d’aller au Seven Eleven pas loin dans lequel on achète chips, boisson, et kuchi katsu. Programme télé pas terrible, seules 4 chaînes sont disponibles, le seul programme que l’on regarde c’est une compétition féminine de bowling (c’est dire…)

  • Jour 2 - 28/03

Après avoir longuement lambiné au lit on se prépare à sortir pour... déjeuner ! Eh oui il est plus de midi… ^^ C’est parti ! Tout d’abord, la gare pour échanger nos vouchers de Japan Rail Pass et prendre en même temps des billets de train pour Kyoto demain. La gare est immense, il y a des boutiques partout (ça ressemble plus à un centre commercial qu’à une gare)

Pour notre déjeuner, nous allons au Grand front, un immense centre commercial derrière la gare dont on m’a parlé. Il y a bien sur beaucoup de magasins, de librairies, et de restaurants mais il est déjà presque 15 h et peu sont encore ouverts… Un tout petit restaurant attire notre attention par une très alléchante odeur que nous connaissons bien… les okonomiyaki. Je leur demande si nous pouvons nous installer. Oui. Ouf sauvés. Nous prenons place au comptoir pendant que le chef prépare nos plats. L’équipe est très sympathique. Le repas était succulent !

Après avoir fait du lèche-vitrine le reste de l’après-midi, mission “retour à l’hôtel”: étrangement nous nous perdons. Retrouver le McDo à côté de la gare, tel est notre but (oui c’est triste d’en arriver là) mais rien à faire, en plus Olivier se refuse à demander de l’aide ce qui commence à m’agacer “fais-moi confiance”, les chevilles me font tellement mal que je finis par m'asseoir sur les marches d’un escalier et refuse de bouger pendant 5 minutes, je n’en peux plus...j’ignore pendant combien de temps nous avons tourné, au moins plus d’une heure, avant de repérer...le McDo, passeport pour retrouver le chemin de notre hôtel. Un peu plus tard, direction Dotonburi!!! Petit arrêt pour manger des takoyaki (obligé). Wouah !!!!!!!!!!!!!!! おいしいです OISHII DESU !!!!!!! あついですATSUIIIIIIIIII !!!!!! Tellement chaud !!!! Ça brûûûûûûle !!!!!!!!!! J’ai le choix, soit rejeter ce que j’ai dans ma bouche dans la barquette ou dans ma main (et me brûler la main), garder dans ma bouche qui est déjà à moitié brûlée ou tout avaler d’un seul coup… C’est cette option que je choisis histoire de ne pas attirer l’attention. La paroi de mon tube digestif est brûlée, et mon estomac n’a pas du tout apprécié l'idée et va me faire souffrir une bonne heure.

On s’éloigne un peu de la rue en attendant que l’appétit me revienne et là on passe devant une boutique qui vend des sacs à main que j’aime beaucoup MAIS j’en veux un bien précis. Là en japonais ça se complique alors Oli à la rescousse, explique au vendeur et en anglais ce que je cherche et là, OMG c’est pas mieux parce que le vendeur ne parle pas anglais^^, et je finis par comprendre que ce magasin ne propose pas ce que je recherche au moment ou le vendeur croise les bras et lâche un “not”. Alors là, c’est la stupéfaction surtout pour Olivier qui restera traumatisé par cette scène.^^

Bon nous retournons dans la rue déterminés à trouver un restaurant. Et là, une révélation, ce que j’ai toujours eu envie de tester, le YAKINIKU !!!!!! Le restaurant est sur plusieurs niveaux et attention on retire ses chaussures. On se retrouve dans une petite salle (10 places assises) on s’assied sur des coussins posés au sol mais petite astuce il y a une sorte de creux pour mettre ses jambes du coup on a le sentiment d'être assis sur une chaise classique. Notre serveur est très gentil, il nous conseille (avec son masque sur la bouche -ça perturbe un peu) et revient 20 minutes plus tard avec notre commande et nos boissons. La viande est succulente, je n’ai jamais autant aimé manger du bœuf de toute ma vie surtout les morceaux provenant de Kobe. Une merveille ! En dessert une glace à la vanille avec des morceaux de patates douces (bien sucrées)

Par contre, pour le retour aïe, plus de métros. TAXIIIIIIII !!!

  • Jour 3 - 29/03

Derniers moments à Osaka. Avec nos valises nous nous rendons à la gare et manque de chance tous les coins locker à l’extérieur sont déjà occupés donc nous allons à l’intérieur continuer notre recherche et là on voit une sorte de conciergerie. Après avoir payé 2000¥, on nous donne un reçu pour nos bagages afin qu’ils soient gardés 2 heures. Allégés, nous partons pour la UMEDA SKY BUILDING. En y repensant, je me dis que la vue aurait été plus jolie sur les coups de 18 h.

  • CHAPITRE II KYOTO

Bref il est temps de prendre le “RER” pour Kyoto. Le trajet dure 30 minutes. En arrivant à la gare de Kyoto, on est un peu perdus devant le tableau des distributeurs de tickets, un vieil homme nous vient en aide avant de poser la question: “Where do you come from?”, moi (un peu plus téméraire qu’il y a 2 jours) je réponds “furansujin desu” Mon interlocuteur me sourit: “Ah PARIS, baguette おいしいです”^^ ! Arrivés à notre station nous nous retrouvons dans une petite rue d’un quartier pavillonnaire. Tout est bas. Juste après Osaka ça fait bizarre. J'avertis notre hôtesse que nous sommes arrivés. En l’attendant, on s’installe au soleil sur un petit muret. Miyako arrive sur son vélo. Elle nous explique que l’appartement est à 20 minutes à pied :,( et en plus la route monte. Elle passera les 20 minutes à parler avec Olivier, et à répondre à toutes mes questions exclusivement en anglais et non en japonais. Tristesse.

Arrivés à son domicile, nous réglons bien entendu Miyako pour le séjour et nous installons dans la pièce où nous dormirons. Un futon, un bureau et une penderie c’est plus que suffisant. La pièce qui se ferme à l’aide de panneaux donne directement sur la salle à manger. Nous sommes ensuite invités à manger un gâteau devant un ドラマ japonais tout en discutant. Le mari de Miyako est très gentil. Il parle très peu, il ne cesse de sourire mais Miyako est un peu plus fermée. J’ai l’impression qu’elle ne m’aime pas. Elle parle toujours à Olivier… c’est un peu frustrant pour moi.

Nous ressortons de l’appartement direction le Kiyomizu-Dera qui se visite aussi de nuit entre 18 h 30 et 21 h. On décide de s’y rendre en bus.

Bon il faut marcher un peu, et ça monte. Toute la rue est bordée de magasins de souvenirs et boutiques de gâteaux (j’en ai l’eau à la bouche), le décor est absolument superbe, très romantique. Je crois que c’est à ce moment là que mon “mal être” de début du séjour s’est complètement évanoui.

Sur le chemin du retour nous avons goûté des yatsuhashi fourrés à la banane et au chocolat mais mon achat s’est finalement porté sur le parfum fraise. Maintenant à table, ce n’est pas pour dire mais on meurt de faim.

Sur l'artère principale de GION, nous recherchons des restos mais voilà étrangement on ne trouve que des salons de thé, des boutiques de bonbons, une brasserie et même un Starbucks.

On croise la manifestation la plus ordonnée qu’il m’ait été donné de voir. Tout le monde est aligné et attention on ne bloque pas la circulation et on évite d’être trop bruyants, le jour où on verra ça en France…

On finit par traverser, on cherche on cherche, mais je suis pas facile et Oli non plus d’ailleurs! Je me retourne et vois un restaurant, je regarde la carte (en japonais et sans photos) et dis “Chéri, c’est bon j’ai trouvé !” Nous rentrons dans le petit restaurant et sommes accueillis par un charmant monsieur. Nous dégusterons ici le MEILLEUR GYUDON de tous les temps.

  • Jour 4 - 30/03

Le réveil est dur, Miyako et son mari se sont levés et ont allumé la télévision. Oli et moi on se regarde: doit-on se lever ? Je regarde l’heure (il fait déjà bien jour)... ぜったい むり hors de question, il est à peine 06 h du matin ! Ce n’est que vers 8 h que l’on décide de se lever. Nous saluons nos hôtes, Miyako nous a préparé du pain aux noix maison et une salade de fruits frais :fraises et pommes, accompagnés de café pour Mister et de thé pour moi.

Bon le programme de la journée, Kinkaku-ji et Ginkaku-ji .

Pour dîner on décide de retourner dans le quartier de Gion. On trouve un restaurant (en sous-sol). Je ne me souviens plus du plat que j’ai commandé si ce n’est que j’ai été déçue tout comme Olivier, mais bon je me rattrape ma déception avec une glace vanille matcha.

  • Jour 5 - 31/03

Aujourd’hui nous visitons le monastère RIOAN-JI avec son célèbre jardin de pierres. La visite commence par un magnifique parc avec un lac gigantesque.

Bref on retourne dans le quartier de Gion (oui on a beaucoup aimé ce quartier^^) direction les grands magasins. On aura fait tous les niveaux sans oublier le plus important, le rayon alimentaire mais on ne s'attarde pas, ce soir on dîne avec Miyako et son époux.

La table est déjà mise à notre arrivée, l’heure c’est l’heure. Le dîner se compose d’une petite entrée à base de tomates et concombres, de sashimis et en plat du poulet et du curry accompagné de riz. Côté boissons, Miyako nous sert la fameuse bière ASAHI. Elle est plus ouverte après le premier verre, elle n’hésite pas à me parler japonais pendant que nous regardons la finale du programme court homme de patinage artistique. C’est le Japonais YUZURU Hanyu qui remporte le titre alors cris de bonheur dans l’appartement, je vous laisse imaginer l’ambiance.

  • Jour 6 - 01/04

5 h du matin, le réveil sonne. Aujourd’hui est un grand jour: nous partons sur l'île des dieux ITSUKUSHIMA à plusieurs heures de train. Il fait un temps horrible 天気がわるい。雨がふっています. Arrivés à la station Miyajima il faut prendre le ferry et le trajet est aussi rapide que silencieux. Je pensais qu’on était toujours à quai quand Oli est revenu me voir en me disant “On descend on est arrivés”…… La découverte de l'île commence. Bien entendu on commence par les photos du fameux torii majestueux qui se dresse hors de l’eau... mais la pluie ne faiblit pas et je commence à remettre en question notre expédition. En plus, Oli et moi on se fait la tête depuis notre arrivée sur l’île (quelle tête de mule). Olivier refuse de s’abriter sous le parapluie me disant que sa capuche le protège suffisamment. Mais je sais bien que vu l’intensité de la pluie, il ne se doute pas des répercussions que son entêtement causera.

Deux options s’offrent à nous, partir vers le sommet de l’île ou suivre la foule de touristes et pénétrer dans le sanctuaire. Mon choix se porte sur la première option, autant en profiter tant qu’il n’y a personne ! Il faut 20 bonnes minutes pour atteindre le 1er téléphérique (je compte les nombreux arrêts photos). À l’intérieur je demande à Olivier d’ouvrir son sac à dos. Ce dernier est trempé et le contenu commence à être bien humide (passeport, Japan Rail Pass, etc…), la monnaie qui se trouve dans la petite poche avant à été engloutie et a changé de couleur. Il a reconnu son erreur et après ça, on s’est réconciliés ^^ Après le second trajet de téléphérique, nous marchons jusqu’à la plate-forme d’observation, il y a tellement de brouillard que l’on ne voit rien. On décide, bien que le temps ne s’y prête pas, de marcher (monter) jusqu’au mont Misen à travers la forêt humide...

Bon j’ai râlé... un peu… hmm… oui à ce stade j’appelle ça un peu. On aura marché une bonne heure et le chemin n’est pas toujours facile à pratiquer. Une fois arrivée en haut du mont Misen, malgré ma fierté, la déception de ne toujours pas être en mesure de voir quoi que ce soit.

Machine arrière, il est temps de manger.

À la station de téléphérique, ils proposent un petit cours de cuisine pour préparer des momiji manju, un gâteau que j’aime beaucoup. En attendant que notre cours commence on se commande un petit quelque chose à manger, un ramen pour Oli, un gyudon pour moi, bien moins bon que celui dégusté 2 jours auparavant. Le cours de cuisine est animé par un pâtissier d’un certain âge, très gentil, nous sommes deux couples pour cette session. On enfile tabliers et masques avant de se mettre aux fourneaux. L’appareil (je parle de la pâte du gâteau, j'étale ma science pâtissière) est déjà réalisé par le pâtissier, alors notre mission est de mettre de la pâte au fond du moule, poser de la confiture d’azuki (en forme de cœur), la recouvrir de pâte, fermer le moule et le mettre à chauffer (un peu long à expliquer). Il y en a au total 8 par couple je suis super contente et pendant que je me régale, Oli se demande encore comment j’ai fait pour le convaincre de participer à cette activité ^^.

Nous redescendons, et là, ironie, le ciel est complètement dégagé mais pas de regrets. Alors que l’on va pouvoir faire le tour des boutiques de souvenirs, une foule immense commence l’ascension.

Petit tour des échoppes de souvenirs, mais on a encore faim, et on parvient à trouver le dernier restaurant d’okonomiyaki encore ouvert. On a eu la version HIROSHIMA-FU assez décevante je dois dire car le goût du chou n’était pas très bon. Sur le chemin vers le ferry un gang de shika (daim) tente de nous faire les poches. Attention, ces petites bêtes sont vives ^^

  • Jour 7 - 02/04

Journée à Nara いい 天気 です ね il fait beau. Beaucoup de monde en ce samedi ensoleillé à Nara. Notre 1re mission de la journée, trouver un restaurant pour déjeuner pour faire le plein de forces. C’est dans un restaurant minuscule (8 places assises) que nous nous arrêtons. Il n’y a pas d’autres clients, on va être tranquilles (ça ne dure jamais) donc nous prenons place. Je vous laisse deviner ce que nous avons commandé ce midi... Les okonomiyaki étaient succulents, quel régal, encore mieux que ceux d’Osaka! C’est une famille qui gère cet endroit, la mère, sa fille et son époux travaillent ensemble. Tellement bon que je n’ai même pas le temps de prendre mon assiette en photo. En ressortant, il me faut ma glace alors cette fois ce sera parfum fleur de cerisier.

J'achète sur un petit stand des gâteaux pour les shika, malheureusement les premières que nous croisons sont, gavées au point de ne plus pouvoir bouger (vidéo à l'appui), ça fait un peu mal au cœur de les voir comme ça. Ce n’est que quelques mètres avant de rentrer prendre nos billets pour aller admirer le TODAI-JI, que nous apercevons un enclos où d’autres shika se trouvent. Celles ci ont faim ^^ je m’amuse à leur donner les biscuits pendant qu’Olivier filme la scène.

En repartant on passe devant un stand de glaces: test! Sandwich glacé “façon fraisier japonais” et glace au melon, bah oui je suis comme ça, j’en prends 2 pour moi toute seule ^^

  • Jour 8 - 03/04

C’est notre dernière journée à Kyoto. Nous ne sommes vraiment pas motivés car aujourd’hui on achète les souvenirs… めんどくせ な ! Nous partons vers le Kiyomizu-dera, son artère commerçante regorge de boutiques de souvenirs mais on n’avait pas prévu que ce dimanche la rue serait bondée, au point de se perdre dans la foule… Quelques photos et on repart dans l’autre sens après une glace au yuzu. Souvenirs pour les parents et les frères et sœurs d’Olivier achetés (tir groupé), direction le Fushimi inari en visite express parce qu’il pleut et que nous sommes fatigués.

Ce soir nous dînons de nouveau en compagnie de Miyako et de son époux. Au menu, la fameuse omelette fourrée au riz. À la télévision ce soir une émission sur les accidents dans les zoos (accidents du genre: un employé qui se fait choper le bras par un alligator qui l'emmène dans l’eau). Je passe mon temps à crier hhhhhhhhhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Suit une émission sur la police et enfin un documentaire-fiction sur la construction du Tokyo Dome. Là, je traduis tout à Olivier, du moins tout ce que je comprends. Miyako au bout d’un moment commence la traduction en ANGLAIS. Olivier lui répond “Thank you but that’s ok, she had translated everything for me” qu’il est chou mon chéri. C’est l’heure des adieux. Demain nous devons nous lever très tôt alors petite photo “de famille” avant d’aller dormir.

  • CHAPITRE III MINAKAMI - Jour 9 - 04/04

Départ tôt pour Minakami. Fatiguée, je me réconforte en me disant que je vais pouvoir finir ma nuit dans le train. Il est 6 h 30, nous partons en silence sous la pluie. Le trajet a été long avec une correspondance à Tokyo et arrivés à Minakami, nous partons déjeuner dans un petit resto tenu par une famille. おいしかったです。Oui je sais je le dis presque tout le temps mais je suis sincère :) Nous repartons ensuite à l’intérieur de la gare. La navette nous conduisant au complexe hôtelier doit arriver dans une heure. J’en profite pour tester un lait chaud à la fraise. Un vieil homme vient s’asseoir à côté de nous et nous demande d’où nous venons et où nous nous rendons ( Allez, Jenny lance toi !) Je lui explique alors d’où nous venons, “Ah la France”dit-il. Il connaît la Tour Eiffel et Volvic (oui, l’eau) entre autres. Il nous demande si nous aimons son pays et pourquoi : l’histoire du pays est très intéressante, la nourriture y est délicieuse, et j’aime beaucoup les groupes de rock japonais et les mangas. Mon interlocuteur est très étonné et me demande depuis combien d'années nous habitons au Japon ^^ Je suis tellement flattée que je sens que mes joues chauffent légèrement. Je lui explique alors que nous sommes arrivés la semaine dernière… Il donne l’impression de ne pas être convaincu par ma réponse, je continue en expliquant qu’à Paris j’étudie la langue japonaise, “ah mais vous êtes très douée !” Le ‘jouzu’ m’est monté à la tête immédiatement, je me suis retournée vers Oli toute fière “Il a dit que j’étais douée”. Malheureusement notre entretien se termine précipitamment. Notre navette est arrivée.

On doit retirer nos chaussures à l’entrée de l’hôtel qui sont remplacées par des getas (prononcé “gueta”) On prend nos clefs et on attend dans le salon. On nous explique le fonctionnement de l'établissement: l’heure du petit-déjeuner et du dîner, où se situent les bains et notre chambre et enfin le port du yukata obligatoire dans l’enceinte du complexe. On choisit un yukata et on va dans notre chambre. Déco traditionnelle, j’ai l’impression d'être à l'époque des shoguns. On choisit de ne pas aller aux bains l’aprèm mais de se réserver cette activité pour ce soir, sous les étoiles.

19 h nous partons dîner. Il y a une myriade de plats différents (beaucoup trop) soupe à l’ours, sashimi, tempura, fondue, dessert. La serveuse explique à Olivier chaque plat sur la table, je traduis TOUT. La serveuse a sûrement conscience que je suis l'interprète de notre couple parce qu’Olivier me demande “elle a dit quoi ?”, “et là? qu’est ce qu’elle me dit ?”, malgré tout elle m’ignore complètement en me tournant le dos. Il n’y a qu’Olivier qui existe, bon je sais qu’il est beau mais bon y a des limites tout de même. C’est perturbant comme situation ^^. Nous retournons dans la chambre et à 23 h 30 nous partons en direction du rotenburo. Arrêt aux douches communes avant non mixtes. Lorsque je sors, Olivier n’est pas là. Il m’attend sûrement dehors. Il fait noir et je commence à avoir peur (oui à mon âge ^^). Je me dis que je vais peut être faire demi tour mais l’idée de revenir sur mes pas me glace les sangs. 10 minutes s’écoulent et je suis mortifiée. Heureusement, Olivier arrive, il était installé dans un autre rotenburo et je ne l’avais pas vu. On profite du grand bain de 200 places pour nous tout seuls, l’eau est extrêmement chaude, ça délasse tout de suite, ET LA RIVIÈRE qui coule à côté, magique !!!!

  • Jour 10 - 05/04

Je n’ai pas très bien dormi. Je ne me sens pas très bien. Olivier prend seul le petit-dej. Toute la journée on regarde “blood +” dans notre petit cocon - petit tour à la boutique de souvenirs avec glace Häagen-Dazs matcha, dîner (toujours pareil sur les quantités) on goûte le shabu shabu. Ce soir nous testons les autres rotenburo, toujours seuls. C’est agréable.

  • Jour 11 - 06/04

Lever 5 h 30 (ça pique) pour aller faire des photos de jour dans le bain, malheureusement nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée. Cette fois ci y a un couple de touristes dans le même rotenburo que nous Après ces derniers instants de relaxation nous partons prendre le petit déjeuner. Bon très franchement je n’ai pas été fan du petit déjeuner traditionnel: entre le natto, le chou vapeur et la prune salée… Je me contente de mon œuf au bacon. On rassemble nos bagages et on retourne à la réception pour régler. Olivier demande à quelle heure part la navette. Le réceptionniste lui répond “nine hoty”. J’ai compris, Olivier lui un peu moins. Il râle un peu lorsque je lui explique que c’est bien nine fourty ^^

  • CHAPITRE IV TOKYO

Arrivés à TOKYO, comme d’hab c’est Olivier qui se charge de retrouver notre chemin pour aller à l'hôtel. J’ai chaud :( Les marquages jaunes au sol me font peiner avec ma valise. Bon en même temps, je l’avoue, j’ai fait un choix discutable sur les chaussures que je porte aujourd’hui… Bref, on arrive au coin d’une rue et j’entends la voix lointaine d’Olivier (mon âme est en train de quitter mon corps) “C'est là”. Nous rentrons à l’intérieur de l’établissement, ôtons nos chaussures et nous avançons timidement vers la réception. Il n’y a personne mais j'aperçois une silhouette au fond du couloir.

L’homme se retourne, il affiche un grand sourire et me voilà soulagée. Il s’agit de Raoul le responsable de l’auberge, un Français. Cela fait un bien fou d’entendre parler français (par une personne qui n’est pas touriste, je veux dire). Il nous donne de la documentation et nous renseigne sur le système de métro tokyoïte (puisque plusieurs compagnies se partagent les sous-sols de la capitale). Après avoir eu un briefing sur le système de la salle de douche et une petite visite des locaux, Raoul nous emmène dans notre chambre et là je suis surprise, c’est une toute petite chambre et il s’agit de lits superposés… bon on a déjà dormi dans des lits de 70 cm avec Oli mais là, pour la fin de notre séjour, Oli ne tiendra dans un espace si petit sans se plaindre. Je descends à la réception. Je m’excuse auprès de Raoul, en lui expliquant qu’il nous faudrait une chambre un peu plus spacieuse si possible. Si ça coûte plus cher pas grave ! Après avoir fait le tour de ses réservations, il a une solution. Un appartement. Ou plutôt une colocation ^^ De l’autre côté de la rue. Je dis OUIIIIIIIIIIIII et cours annoncer la bonne nouvelle pendant que ce dernier prend ses dispositions avec la personne qui s'occupe de la gérance de l’appartement. 40 minutes plus tard accompagnés de Raoul nous traversons la rue et arrivons à l’appartement dans lequel logent 2 étudiants. Il y a une terrasse, une grande salle à manger, WC et une salle de bains. C’est parfait ! Il y a un grand lit dans notre chambre, une commode et une penderie que je prends d'assaut pour y ranger mes affaires… du moins une petite partie, le reste est en bazar dans ma valise ouverte à côté de celle d’Olivier. Bref on s’installe, et on se réjouit de ce que nous allons faire le reste de notre après midi.

Direction Akihabara le quartier otaku. Boutiques d’électronique, je jeux, de mangas (des fois sur 10 étages), game centers, sex shops, maid cafés… sans oublier les boutiques de consoles RETRO. On y trouve le gundam café et la boutique AKB48. c’est bruyant avec de la JPOP partout au point qu’Olivier en a la nausée.

La nuit tombe rapidement et nous sommes à la recherche d’un endroit où dîner… C’est au bout d’une heure que j’accepte la demande d’Olivier. On mange finalement au McDo (oui je sais, c’est triste d’en arriver là ^^). Bon hormis le coca pas sucré et la surdose de poivre dans mon steak, je suis contente de manger des frites qui ont si bon goût. Quant à mon McFlurry pas mal. Retour “chez nous”. Une fois descendus à notre station, on continue de papoter tranquillement quand un homme qui arrive à notre hauteur nous accoste et nous demande si nous sommes Français. J'acquiesce timidement tout en restant souriante, et là, il sort un stylo à bille et nous le donne(!?!) et repart aussitôt d’un pas vif, nous laissant abasourdis par cette situation inédite. On se regarde tous les deux, impossible de comprendre ce qui vient de se produire.

  • Jour 12 - 07/04

Réveil, j’ai la migraine et j’ai rendez vous à 11 h chez mon coiffeur à Harajuku. Avant de partir de la maison on fait le point sur la journée: Moi je vais chez le coiffeur. Oli passera quelques heures à Akihabara dans les boutiques de retrogaming à la recherche de jeux et d’un Gachapon Zoro, avant de venir me chercher à 15 h. Ensuite on ira faire les boutiques :D

L’heure de pointe dans le métro on se croirait presque à Paris, sauf que les gens ne se bousculent pas et que tout se fait dans le calme et le respect d’autrui.

J’ai rendez-vous dans le salon WATANABE. J’ai réservé mon coiffeur deux mois auparavant pour être certaine d’avoir un rendez vous le lendemain de mon arrivée à Tokyo. C’est Momo qui s’occupe de moi. Momo parle anglais et nos échanges vont se faire à moitié en japonais (moi je parle japonais) et en anglais (Momo me parle en anglais…) L’expérience est absolument géniale: Musique sympa, personnel agréable et très attentionné. L’apprentie de Momo me fait un massage de la tête, nuque et les épaules pendant 20 minutes, une merveille. Malgré cela, mon mal de tête ne passe pas. Ça me semble compromis pour faire les boutiques.

Goûter en sortant du salon de coiffure avant d’aller faire les boutiques

Étrangement, c’est en faisant les boutiques que ma migraine s’en va. Shopping, un remède comme un autre....

Après la séance shopping, retour chez nous.

Ce soir nous avons prévu de dîner chez SOMETARO, un restaurant d’Okonomiyaki mais avant d’y aller, j’aimerais d’abord me rendre à la Tokyo Skytree. Un peu compliqué de s’y rendre de là où nous nous trouvons. Une fois arrivés sur place c’est la déception, on arrive trop tard pour accéder à la tour…

Bon ce n’est pas grave, après tout on a faim alors nous partons dîner :) Sur l’application Internet, les explications n’étaient pas très claires et il s’en est fallu de peu pour qu’on laisse tomber l’idée de dîner chez SOMETARO. Mais la persévérance ça a toujours du bon. Nous trouvons le restaurant et entrons à l'intérieur. Attention ici aussi on se déchausse et on dîne assis sur un tatami. la dernière commande est à passer avant 22 h alors on se dépêche de commander, okonomiyaki au bœuf pour moi et Olivier ce sera crevettes. Ils proposent aussi d’autres plats, comme le groupe de salarymen assis à 2 m de nous qui a commandé des nouilles sautées au bœuf pour tout le groupe おいしそう. Tout est cuit sur la plaque devant eux et chacun se sert. Je trouve ce concept vraiment sympa.

Notre serveur revient nous voir avec 2 bols. On doit mélanger les ingrédients et les faire cuire sur la plaque devant nous. Nous sommes très appliqués et notre serveur nous félicite. おいしです délicieux (quel scoop me direz vous). C’est un vrai régal. Du coup… on recommande un Okonomiyaki pour 2 (soyons raisonnables) suivi d’une crêpe à l’azuki (où ai-je écrit le mot “raisonnable” déjà ?) Cette fois ci en revanche c’est le serveur qui la prépare. Et là encore… とても おいしい です.

  • Jour 13 08/04

Aujourd'hui journée chargée: Tokyo Tower, boutiques à SHIBUYA et soirée à SHINJUKU. On débute avec un déjeuner à côté de la Tokyo Tower suivi de la visite de cette dernière. Mais impossible de faire fi des boutiques de souvenirs (je suis une cible facile). En plus, actuellement il y a l’exposition ONE PIECE et donc une boutique dédiée dans laquelle j’ai envie de tout acheter (des puzzles aux affiches en passant par les pièces gravées). Avant de partir faire les boutiques, petit cocktail et dessert dans le café Mugiwara, l’attente pour se faire servir est un peu longue mais c’est très sympa, les musiques du manga passent en boucle et me font chanter (attention les oreilles, je ne suis pas particulièrement douée en chant). Cela me rend nostalgique; je repense au “One Piece Music Symphony” auquel nous avons assisté au Grand Rex l’année précédente.

Allez maintenant direction les boutiques du quartier de Shibuya. Je crois qu’Olivier n’avait pas conscience de la signification de “faire les boutiques” avec moi La tour 109, QUE des boutiques pour filles, du style kawaii, gothic lolita, classique ou grunge, sans oublier les stands de maquillage, c’est le temple des 16 - 30 ans. Niveau 1 = premier achat, ça donne le ton tout de suite. En revanche au bout d’une heure, au troisième étage Olivier ne parle presque plus:

moi: Bon, on va y aller... Olivier: T’as acheté tout ce que tu voulais? moi: Bah on a pas encore fait tous les étages… Mais là j’ai l’impression de te torturer, c’est horrible. Olivier rigole: C’est TA journée aujourd’hui, donc ne t’inquiète pas et profite.

Bon ok, si j’ai sa bénédiction とつげき A L’ATTAAAAAQUE!!!!! Quelques sacs d’achats plus tard (il est déjà 17 h 30) on ressort, petit passage chez Bershka, Zara et Dior avant de quitter le quartier direction SHINJUKU.

Bon Shinjuku le quartier chaud, l’antre de City Hunter, il fallait y aller (je regardais le Club Dorothée hein). Après quelques minutes de marche, j'aperçois de l’autre côté de la rue le portail de cette célèbre rue Kabukicho.

Tout en se dirigeant vers Kabukicho, j'entends une musique qui m’est familière. Je me retourne et je le crois pas… Sur écran géant, IKON, un groupe de KPOP que j’aime beaucoup, chantant “My type”, une chanson que j’adoooooore!!!!!

C’est un signe, on va passer une bonne soirée! Dans la rue des resto, des salons de … “massage” et beaucoup de monde. On tourne à droite et on passe devant le ciné au Godzilla. Là le paradis nous attend: des restaurants partout. C’est dans un yakiniku que nous entrons. Une salade, 6 assiettes de viande, 1 bouteille de champagne et une 1 bouteille de sangria plus tard, l’estomac plein et chotto yopparai, on règle l’addition = un peu plus de 200€ (ouai quand même). On est loin du yakiniku d’Osaka que j’ai, de loin préféré ! C’est notre petite folie de notre séjour à Tokyo. En face, il y a une boutique encore ouverte. On y achète quelques boîtes de Kit Kat matcha et on rentre.

  • Jour 14 09/04

Ohanami nous voici. Direction le quartier d’ASAKUSA. C’est au Senso-Ji que se déroule le お花見, la célébration des fleurs, beaucoup de piques-niques sont organisés dans les parcs de la ville sous les cerisiers en fleurs. Nous sommes samedi et il fait un temps magnifique ! Arrivés à la station de métro nous voyons les fameux rickshaws et l’un des employés vient nous aborder pour nous “vendre” son itinéraire : quartier des samouraïs, quartier du kabuki, quartier des geishas avant de s'arrêter au Senso-Ji. Le parcours me semble intéressant mais je ne comprends pas tout ce que mon interlocuteur me dit alors Olivier prend le relais en anglais mais… ça ne fonctionne pas ^^ du coup, l’homme nous confie à son collègue qui parle un anglais parfait et quelques mots de français. SPLENDIDE!!! On passe devant la société Asahi, on aperçoit derrière la Tokyo Skytree. La rivière Sumida est bordée de cerisiers en fleurs. Notre chauffeur Big Ocean, nous demande si nous connaissons les shoguns, je réponds Hai mochiron (Oui bien entendu), complété par “Tokugawa” d’Olivier (ah c’est beau les cours d’histoire avec moi l’été dernier), BO est très étonné que nous connaissions ce nom. C’est l’un des grands unificateurs du pays.

Notre guide nous explique alors qu’auparavant, seuls les empereurs possédaient dans leurs jardins des cerisiers. Les shoguns, en voyant cet arbre magnifique (lors de leurs visites chez l’empereur) pensaient “Ces arbres sont si beaux que tout le monde devrait pouvoir en profiter”Voilà de quelle manière plusieurs arbres furent plantés un peu partout Bon j’ignore si cette explication est exacte (je n’ai pas vérifié). Ponctuée de quelques arrêts photos, notre visite a été merveilleuse. Quel déchirement de nous séparer de notre guide. Cela peut paraître idiot, mais Olivier et moi avons eu un véritable coup de cœur pour BO. Parler avec lui pendant ces 30 minutes (voire 40) nous a fasciné. On aurait voulu rester à lui parler l’après midi tout entier mais cela n’était guère compatible avec notre porte monnaie (80/90€ les 30 minutes quand même) et notre emploi du temps. Après avoir été déposés, nous pénétrons dans l’enceinte du Senso-Ji : quelle foule !!!!




Après un déjeuner express nous repartons pour AKIHABARA pour les derniers achats de souvenirs. Quelque chose m’a frappé dans certaines boutiques… certaines personnes achètent les KitKat par CARTON carrément ! J’aurais dû faire la même chose...

En soirée nous sommes partis à la Tokyo Skytree. Môsieur Olivier avait envie de marcher pour s’y rendre alors que je portais mes escarpins (non mais quelle idée…) Il me semble que nous avons marché un bon quart d’heure avant que je ne me décide à supplier Olivier pour qu’il arrête un taxi. Bon il n’y a pas vraiment grand chose à raconter, si ce n’est qu’il y a beaucoup de monde et que la vue est époustouflante !

Je commence à avoir un pincement au coeur. Je sais que nous repartons demain… Pour nous impossible de terminer notre séjour sans notre sacro-saint okonomiyaki, nous retournons chez SOMETARO pour notre ultime soirée. Vraiment superbe dernière journée, le retour va être difficile (émotionnellement parlant).

  • Jour 15 le 10/04/2016

Une fois les clés déposées dans la boîte aux lettres comme convenu, direction l’aéroport de Narita. On doit d’abord rejoindre UENO et prendre ensuite le train SKYLINE qui est direct jusqu’à l'aéroport mais on se trompe et nous voilà dans le train qui marque tous les arrêts. Heureusement qu’on avait pris une marge confortable. Enregistrement des bagages et tout le tralala avant de rejoindre la salle d’embarquement. Petit arrêt à la boutique duty free histoire d’acheter encore une dernière boîte de KitKat. Dans 12 h nous serons de retour à Paris. Je déprime. Je me sens pas bien. Dans l’avion repartant vers mon pays natal, je regarde une dernière fois le paysage japonais défiler, une partie de mon cœur est restée sur place.

J’ai quelques regrets tout de même: j’aurais aimé passer plus de temps à découvrir les villes que nous avons traversé mais compte tenu de notre emploi du temps serré, j’ai dû faire des choix… Par exemple Osaka, on ne peut même pas dire qu’on a vraiment visité cette ville. Mais le retour d’expérience nous permettra de mieux nous organiser pour le prochain séjour. Je n’avais pas prévu que nous ferions la grasse matinée à plusieurs reprises, c’est ce qui nous a empêché de voir certains points touristiques mais dans l’ensemble je suis satisfaite de mon travail en amont.

Prochain départ, automne 2017. Patience.

FIN Jennifer


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