• Quartier Japon

Le Japon, Mon Japon - chap. 1

Dernière mise à jour : il y a 15 heures

En février 2021, après une année confrontés à la pandémie de Corona Virus, nous sommes toujours obligés de limiter nos contacts avec le Japon et sa culture, à distance.

Les frontières restent fermées et nombre des activités de Quartier Japon sont suspendues, au mieux maintenues en distanciel. Nous ne pouvons donc plus avoir de contact direct, comme d’ailleurs plus généralement avec nos proches et beaucoup de ce qui faisait le charme de notre quotidien avant la pandémie.


Comment maintenir le lien avec le Japon, maintenir sa motivation dans l’apprentissage du japonais, dans un tel contexte ? Comment remercier nos élèves et les proches des élèves mineurs, pour leur fidélité malgré ces changements d’organisation des cours ?


Finalement, « Nous ne pouvons pas nous rendre au Japon, invitons-le en nous !», me suis-je dit.

Sous forme de photos, majoritairement prises à l’occasion de mes séjours au Japon, enrichies que quelques autres glanées sur Internet et autre, pour présenter ce qui m’a marqué au Japon et ce qui me marque toujours au contact de sa culture.


A travers cette présentation, ce seront des petites choses du quotidien, des anecdotes, …, qui ont suscité en moi une surprise ou une autre émotion que je voudrais vous présenter. Ce sont ces petits riens du quotidien, qui me nourrissent et suscitent un dynamise, que j’espère vous partager.


Stéphane Paumier - Responsable projet, Quartier Japon.


Les articles de ce volet 1 :

  • Sakura – les cerisiers japonais

  • Le Peintre de la nature

  • Une histoire de vêtements

  • Les passagers endormis des trains et des métros

  • Vous connaissez, les chaussettes à 5 doigts ?

Pour certains articles :

  • certains sujets ayant été traités plus en profondeur dans notre Wiki Japon, le lien vers ceux-ci sera ajouté en fin d’article, pour vous y renvoyer.

  • de la même façon, un lien sera inséré pour vous renvoyer sur une ressource sur Internet.

 

Sakura – les cerisiers japonais


Quel pays merveilleux le Japon, un pays qui élève le cerisier au rang de symbole national ! Moi qui adore les cerises depuis tout petit, je vais adorer ce pays !!, je pensais avant de me rendre au Japon pour la première fois, en 2010.

Mais ces sakura, ces cerisiers japonais, ne donnent que des fleurs, pas de cerise…

Néanmoins, ils font la renommée mondiale du Japon ! A tel point que depuis plus d’une décennie, on en voit de plus en plus aussi en France, à Paris, pour décorer nos villes et nos jardins.

Les variétés japonais, à la différence de la majorité des variétés que nous trouvons en France, donnent toutefois des fleurs plus ramassées et plus petites.


En France comme au Japon, la grande majorité des sakura donne des fleurs blanches ou roses. Rarement, un même arbre a aussi en même temps une partie de ses fleurs de couleur blanche et l’autre parte, rose.


Mais savez-vous qu’il y a aussi des sakura à 3 couleurs ? !

En 2018, dans les montagnes proches de la ville de Matsumoto, j’ai en effet eu la surprise de voir des jeunes sakura présentant des fleurs de 3 couleurs : blanche, rose et presque rouge ! Et ces 3 couleurs, sur une même branche !!!



Savez-vous aussi qu’il y a des « midori sakura », littéralement des sakura verts ?

Il n’existe tout de même pas de fleurs de cerisier vertes ???! Effectivement !

C’est juste que les feuilles de cette variété commencent à poindre alors que les fleurs sont en pleine floraison. Ces feuilles sont d’une couleur vert tendre. Ce sont des sakura plutôt rares, m’a-t-on expliqué, car, habituellement, les feuilles n’apparaissent qu’après la floraison.

 

Le Peintre de la nature

En avril 2018, des amis japonais m’ont emmené dans leur résidence secondaire dans les montagnes, à environ une heure de route de Kyôto.


Bien sûr, sitôt arrivés, nous sommes allés dans le onsen du coin. Puis, après avoir goûté aux joies des bains en intérieur et en plein air, nous avons fait une petite promenade dans le parc aménagé autour de la station.

Des grands espaces couverts de plantes de couleurs rose violette, comme des champs de bruyère !!


Mais des arbustes hauts environ de 2 mètres ! Je n’avais jamais vu ces plantes !

Ce sont des hana mizuki, m’a-t-on expliqué. Elles n’existent pas chez nous !


Ainsi, à différentes reprises, en découvrant la campagne japonaise, à pied, en train ou aussi en voiture, j’ai eu cette même agréable surprise et joie de voir, ça et là, des îlots de couleurs vives, en plein milieu de nos couleurs habituelles de la nature.


Comme si une divinité peintre, marchant à grandes enjambées au-dessus de la nature, aurait laissé tomber des gouttes de ses couleurs pour peindre le monde.

 

Une histoire de vêtements

En mars 2010, c’était mon premier voyage au Japon. Forcément, à Tôkyô, je passais mes premières semaines, puisque la majorité de mes amis japonais y habitaient ou y travaillaient.

Quelle surprise, j’ai eu en voyant tant de jeunes japonaises se promener en pleine rue fréquentée et en pleine journée, alors qu’elles avaient des tenues…

Des shorts ou jupes hyper courtes, avec des bas ultras sexys, vu de France !! Vêtues d’étoffes hyper légères, presque transparentes, comme des nuisettes !! Autant de tenues impensables même dans les quartiers jeunes de Paris !


Une érotisation de la tenue, pour nous, mais qui ne semblait choquer personne à Tôkyô ! Par contre, quelle créativité et variété dans les bas ! En France, nos créatifs n’arrivaient pas du tout à la cheville de leurs homologues japonais !


A côté de ces femmes, majoritairement jeunes, d’autres femmes, parfois de la même génération, se promenaient en kimono.

A Kyôto, tout particulièrement ! Que de personnes en tenue traditionnelle ?!


« Comme Kyôto est l’ancienne capitale impériale et la ville de la culture traditionnelle », m’ont expliqué mes amies japonaises, « si on se promène en tenue traditionnelle, on peut bénéficier de réductions dans les taxis et d’autres musées et autres lieux fréquentés par les touristes. » C’est donc aussi bien pour célébrer les kimonos que pour les réductions, que tant de personnes déambulaient en tenue traditionnelle.


En 2018, lorsque je retournerai à Kyôto, particulièrement dans le quartier traditionnel de Gion, je le constaterai de nouveau par moi-même, en voyant les innombrables boutiques japonaises de location de kimonos pour les touristes et tous ces touristes vêtus de kimonos aux couleurs vives.


Par contre, où étaient les belles étoffes des kimonos et des obis ? ! Tous ces touristes étaient certes revêtus de tenues traditionnelles, mais faites de tissus majoritairement synthétiques. Quel contraste avec la vieille ville et les constructions multi centenaires toutes bois, superbes, patinés !

 

Les passagers endormis des trains et des métros

Si vous êtes déjà allé au Japon, je suis sûr que vous avez été, vous aussi, étonné de voir tant de personnes dormir dans les transports en commun. Mais encore plus étonné de les voir se réveiller soudainement pile à l’arrivée de leur train ou de leur métro dans la station à laquelle ils descendent, comme si de rien n’était !! Comme s’ils avaient un réveil intégré !

Mais comment font-ils ? Aussi bien pour s’endormir et dormir si profondément dans des wagons en présence d’autres passagers, sans d’ailleurs vraiment se soucier de leur sac ni de leurs affaires ? Surtout, comment font-ils pour se réveiller ainsi pile au bon moment, ou juste avant quand leur train entre en gare ?


Même chose pour les personnes ivres le soir…

Je me souviens, à ce sujet, de cette jeune Japonaise, près de moi, affalée sur la rambarde du wagon, complètement ivre, le sac à main grand ouvert, son smartphone et son portefeuille tombant à terre sans qu’elle ne s’en rende compte. Les autres passagers, dont moi-même, nous lui ramassions et remettions dans sa main ses affaires, qu’elles ne pouvaient pas longtemps garder en main.

Soudain, d’un seul mouvement, elle se redressa, remis son sac en place et descendit sans vaciller, droite, lorsque les portes du wagon s’ouvrirent à sa station !! Elle qui était, l’instant d’avant, quasiment en perdition, aux portes d’un sévère coma éthylique !! Près de 5 ans plus tard, j’en étais encore tout étonné.


Comme je lui en parlais il y n’y a encore pas si longtemps, une amie japonaise, qui habite au Japon, m’expliqua « Les gens sont habitués, ils savent combien de temps il leur faut pour arriver à la station à laquelle ils descendent. A force de répétition tous les jours, depuis des années et des années, leur corps est habitué. Et les transports sont toujours ponctuels au Japon. Également, les trains et les métros sont sûrs au Japon ; il n’y a pas de risque de se faire voler comme dans le métro à Paris ! ».

 

Vous connaissez, les chaussettes à 5 doigts ?

Les chaussettes japonaises à cinq doigts ou aussi, les « chaussettes moufles » avec une séparation pour le gros orteil, vous en portez ?

Depuis mon premier voyage au Japon, il y a plus de 12 années, je ne porte plus que cela ! Essentiellement, les chaussettes à 5 doigts, « Go hon yubi », en japonais.

Quelle sensation agréable ! Rien à voir avec les chaussettes classiques ! C’est en plus si pratique l’été, pour mettre des tongs.


Un médecin que je consultais, d’ailleurs, avait été plus qu’emballé par ces chaussettes : « c’est tout à fait adapté, pour les personnes qui ont des problèmes de champignons ou d’autres problèmes cutanés. Cela permet de restreindre la diffusion de l’infection » !


Par contre, je n’en trouvais pas en France, même pas dans les chaînes de vêtements japonaises à Paris. J’étais obligé d’en faire provisions quand j’allais au Japon et de demander aux amis de m’en apporter, à l’occasion de leur venue en France.


Hormis cet inconvénient logistique, j’étais si fier de mes chaussettes !, que je n’hésitais à me déchausser en public pour montrer cette révolution à ma famille et à mes amis français !

Jusqu’au jour où ma belle-sœur, qui habite pourtant dans un département très rural, méconnu même des Français, la Mayenne, me dit qu’elle en avait vu dans un petit magasin par chez elle… : « des chaussettes à 5 doigts, chacun des orteils tricoté dans des laines de couleurs différentes ».


C’était des chaussettes « décoratives », mais finalement, pas forcément besoin d’aller si loin, à l’autre bout du monde au Japon ; on a déjà beaucoup chez nous, en cherchant bien ?!


Article paru initialement le 10/03/2021

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