• Quartier Japon

Témoignage : Stéphane - Responsable Quartier Japon

Dernière mise à jour : 1 févr.

J'ai commencé l'apprentissage du japonais il y a environ 9 ans. A l'époque, mon objectif était de parler, pas d'écrire. J'ai donc fait l'impasse sur l'apprentissage des kanjis...

Après avoir utilisé différentes méthodes pendant quelques mois, j'ai eu la chance d'intégrer un groupe franco-japonais qui se réunissait chaque samedi pour échanger.

Je pouvais ainsi essayer de baragouiner les quelques mots japonais de mon vocabulaire.

Et puis, mes nouveaux amis japonais, regardant les manuels que j'utilisais, me faisaient part de leurs commentaires "On ne dit pas ça en japonais", "Ca n'existe pas !", "C'est quoi ます形 (masu kei) ?"...

Et un jour, j'ai sauté sur l'opportunité d'aider bénévolement un centre culturel franco-japonais. Après quelques mois, j'étais embauché et je pouvais tester en "live" mon japonais avec mes collègues et les artistes japonais (les pauvres !!).


Parmi eux, Jun san m'incitait à parler, parler même si je faisais plein de fautes, même s'il ne comprenait pas grand chose à ce que j'essayais de lui dire... L'important, me disait-il, c'était que je parle, que je n'ai plus peur / honte de parler et de faire des erreurs.


Grâce à lui puis, plus tard, à toutes les situations avec les clients et sponsors japonais au cours desquelles je devais au moins faire l'effort de leur parler dans leur langue, au pied levé et sans avoir le temps de tourner dix milles fois dans ma bouche mon japonais, grâce à tout cela, je me suis lancé. Ou plutôt, les mots se sont lancés hors de ma bouche, d'eux-mêmes, sans que je réfléchisse à mes phrases ni à ce que je voulais dire.

Depuis, je fais des échanges de langues, je travaille et communique avec mes amis japonais et grâce à cette pratique quotidienne, je parviens à me débrouiller.


Au final, en complément de l'apprentissage dans une école des bases du japonais et des règles de japonais, il me semble vraiment plus qu'important de pratiquer le plus possible dans un contexte hors scolaire, avec des interlocuteurs qui n'ont pas le temps d'attendre x temps avant de pouvoir entendre une phrase en japonais.

La pression d'avoir à parler pour éviter de lasser son interlocuteur permet de débloquer son japonais. Et les Japonais sont généralement bienveillants : l'important n'est pas forcément de faire de belles phrases trop bien tournées mais plutôt le plaisir lié à l'échange !!


Article publié initialement le 14/01/2011

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