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  • Quartier Japon

« Le pinceau parle » 2ème partie Le mental, que fait-il ?

Après qu'avec les participants aux ateliers, nous ayons ainsi constaté l’existence de la présence d’autre chose en soi-même que la volonté, qui tire les ficelles et qui nous fait agir !! , je leur partage généralement ma conception suivante : « l’aspect intellectuel et la volonté, que nous considérons habituellement comme régentant nos actes et nos vies, ne seraient finalement que l’équivalent d’un groupe électrogène. Le véritable fournisseur d’énergie serait tout autre !

Un groupe électrogène prend le relais, il est le supplétif, l’appoint, quand le véritable fournisseur d’énergie fait défaut ou est inopérant.


Dans ce cas, le véritable fournisseur d’énergie, le moteur efficient, quel est-il ?

 

Quand « le pinceau parle », c'est que « la tête (le mental) lâche le pinceau ». Ainsi, qui tient les rênes ?

 

Certes, notre « mental » donne la direction et notre corps fait se mouvoir le pinceau. Mais si ce n’est pas la volonté qui décide que le pinceau tracera telle ou telle imperfection.

Pour les calligraphes, et plus généralement les Asiatiques, le but de la calligraphie, ce n’est pas de produire du beau mais de faire circuler, fluidement, l’énergie. L’énergie, dans notre corps, se trouve ainsi matérialisée en dehors, sous une forme calligraphiée.

 

Cette énergie en chacun de nous, que les cultures asiatiques considèrent rassemblée dans le ventre sous le nombril, infuserait en notre corps pour s’exprimer sous la forme d’actes, qui se traduisent par une calligraphie, un discours, ... ; toutes réalisations dont nous serions conscients et que nous pourrions partager avec d’autres personnes.


Ces réalisations seront ainsi « parées de sens », de significations, ce qui nous permettrait d’en devenir conscients et d’en parler autour de nous.

 

Dans le cas de la calligraphie, si, par exemple, comme je le présente en début de mes formations, je montre la calligraphie « 日- Hi », selon qui la verra, des significations différentes lui seront attribuées : en effet, elle sera lue comme l’idéogramme du mot « jour, lumière », par les Asiatiques, alors qu’elle représentera une « fenêtre » pour un enfant occidental, par exemple.


Généralement, le public occidental accordera davantage d’importance à la forme calligraphiée – quelle signification cela a ?, si c’est beau ou pas ?, ce que cela lui évoque…

A moins d’y avoir été sensibilisé, par l’intervenant ou autre, il n’accordera pas d’importance à ce qu’il pourrait ressentir au contact de la calligraphie. Il ne se rendra pas forcément compte s’il aura ressenti au contact de la calligraphie. Eventuellement, il dira « c’est beau » quand il aura ressenti « c’est fort, c’est harmonieux ».


Il aura inconsciemment « traité » la calligraphie, au sens où il l’aura encodée en lui attribuant une signification. Cette signification est fonction de chacun, de sa culture, autant liée à son pays, mais aussi liée à son environnement social et aussi émotionnel. Chacun n’ayant donc pas la même culture, même dans le cas de personnes d’un même pays, d’une même ville, …, les significations attribuées seront plus ou moins fortement différentes, voires clivantes.

 

Une autre fonction du mental sera d’être le constateur de ce qui se sera déroulé : la réalisation de la calligraphie et l’éventuel échange, ensuite, autour de la calligraphie entre différentes personnes. Ainsi, par cette fonction, nous pouvons être conscients de ce qui se sera passé.

 

Au final, le mental intervient plutôt comme le ferait « un manager » dans une équipe, quand ceux qui réalisent l’action sont au cœur de l’action, mus par une force et une logique toutes autres.

Quels sont alors ces « ouvriers » ?

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